M I N Đ U Š E

„Daj pet dinara. Daj deset dinara.“

I davala joj je, koliko je tražila. Poneko joj je ostavljao, većina nije. Gledali su je sa gađenjem i prezirom. Izgledalo je da ona to ne primećuje, ne razume ili nije svesna… Poremećena u svom pomerenom svetu. Otupela, bez stida, srama, emocija. Čule su se i uvrede, a ne retko i psovke. Uzvraćala je više mehanički. Kao da se zahvaljuje ili je ćutala. Izgubljena duša. Da li je nju neko nekada voleo? Da li je ona nekada nekoga volela? Da li je zamrla kao ljudsko biće? Da li u njoj još postoji emocija ili samo živi radi življenja, i da, kada ogladni, isprosi nešto novca ili potraži nešto u obližnjem kontejneru?

Tog nedeljnog jutra, dok je sa decom išla na Liturgiju, ona je sedela na svom uobičajenom mestu na trotoaru i prosila. Iznenađeni i začuđeni, bez reči su se pogledali.

Zora je sedela smireno, okupana, očešljana u beloj bluzi dugih rukava, vidi se staroj i iznošenoj, ali čistoj, bez i jedne mrlje. Pogled joj je bio bistar i nekako drugačiji. Na ušima je imala viseće minđuše sa upadljivim crvenim kamenčićima i blago se smešila.

„Jao Zoro što si lepa!“ Spontano joj reče dečak. Oči su joj zasijale, osmeh je postao dublji. Videlo se da je ponosna na sebe i srećna. Pogledala je dečaka i rekla: „ I ti si lep.“

Od tada je više nikada nije videla tako obučenu i čistu, iako je često, skoro svakodnevno sreće.

Zora i dalje zaneta u misli prolazi pored ljudi, gura svoja prepunjena kolica ili nosi ogromnu vreću na leđima. Istražuje kontejner, prosi, žuri, ponekad priča sama sa sobom, ali od tada uvek, ama baš uvek, kada sretne dečaka, odjednom, kao da je druga, trgne se i kao iz sna, vrati u javu i kaže: „Ej, zdravo!“ „Zdravo Zoro, kako si?“ „Doro, dobro.“

Tada njene oči sijaju i nekako je drugačija, kao da je svesna. Nikada neće zaboraviti dečaka, kao što ni oni nikada neće njene viseće minđuše sa crvenim kamenčićima i belu, čistu bluzu, bez i jedne mrlje.

Inspirisano stvarnim ličnostima i događajima, nastaviće se…

 

LES BOUCLES D’OREILLES

« Donne-moi 5 dinars, donne 10 dinars. »

Je lui donnais ce qu’elle quémandait. Les gens lui donnaient, la plupart non. Ils la regardaient avec dégout et mépris. Il semblait qu’elle ne s’en rendait pas compte, ne comprenait pas ou n’en était pas consciente… Dérangée dans son monde étrange. Bornée, sans-gène, sans honte, sans émotion. On entendait les vexations et aussi les insultes. Elle répondait machinalement plus qu’autre chose. Comme si elle disait merci ou simplement se taisait. Ame perdue.
Est-ce qu’un jour quelqu’un l’avait aimé ? Est-ce qu’elle avait aimé ? Est-ce qu’elle était morte comme être humain ? est-ce qu’il y avait, encore des émotions en elle, ou vivait-elle juste pour vivre, mendiant un peu d’argent lorsqu’elle était affamée ou cherchant de quoi manger dans une poubelle à proximité ?

J’allais avec mes enfants à la messe ce dimanche-là, elle était assise à sa place habituelle sur le trottoire et mendiait. Surpris et étonnés, ils se sont regardés sans un mot.

Zora était assise, calme, débarbouillée, peignée, dans une chemise blanche, vieille et usée, mais propre sans aucune salissure. Son regard était clair presque différent. Elle portait des boucles d’oreilles pendantes avec des pierrailles rouges et voyantes et elle souriait.

« Zora que tu es belle », dit spontanément mon fils. Ses yeux pétillaient, son sourire s’agrandissait. On voyait qu’elle était fière d’elle et heureuse. Elle regarda mon fils et lui dit : « tu es beau aussi. »

Depuis ce jour, je ne l’ai plus jamais revue aussi bien habillée et propre, même si je la rencontrais tous les jours.
Zora, plongée dans ses pensées passait devant les gens, poussant son caddie débordant de fatras ou portant sur son dos un énorme sac de jute.
Elle fouillait les poubelles, mendiait, se dépêchait, quelquefois elle se parlait à elle-même. Mais depuis ce jour, tout le temps, chaque fois, lorsqu’elle croisait mon fils, elle était soudain différente, elle se ressaisissait et comme dans un rêve revenait à la réalité et disait :
« Eh, Salut ! »
« Salut Zora, comment vas-tu ? »
«  Bien, bien. »

Dans ces moments-là, ses yeux brillaient différemment, comme si elle était lucide.

Elle n’oublierait jamais mon fils, et mes enfants n’oublieraient jamais ses pendants en pierrailles rouges, sa chemise blanche, sans aucune salissure.

Inspiré de faits et personnages réels, à suivre…

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