Život je skup

-Daj dvaje’s dinara!

-Nemamo! Život je skup! – reče oholo devojka i zalupi vrata skupocenog automobila. Zapljusnu teškim mirisom parfema koji je ostavljala daleko za sobom.

-Baš je neprikladan za vrućinu od četrdest stepeni. – pomislila je, dok je mladić koji je bio sa njom, skoro ne zakači ramenom u prolazu. Zgranuto ih je ispratila pogledom.

Zora ovoga puta, bez uobičajenog tereta, samo sa malim džakom do pola napunjenim, se smešila. Stajala je i gledala u automobil, čija se metalik siva boja presijavala. Delovao je moćno, nema šta..

-Sramota – prošaputala je i nastavila žurno, kada je Zora iznenada počela da peva neku staru poznatu pesmu.

Scena je bila neprijatna, a ona kao da je pesmom htela da je što pre izbriše. To je bio njen način. Da briše i zaboravlja.

-Hajde kupi kiselu vodu. Osveži se.

Zora je sve glasnije pevala. Jedna starija gospođa sa psom, prolazeći joj dade nešto umotano u foliju. Uzela je i odmah počela da razmotava.

Ovoga puta joj bijade baš krivo, što od nje neće više ništa da uzme.

-Život je skup! – zakrešta Zora – Skup! Skup!

Kreveljila se i kreštala. Počela je i da pocupkuje, sve brže i jače, i da neprekidno ponavlja istu rečenicu.

Prolaznici su se okretali, neki zaustavljali.

Požurila je da se udalji od te tragikomične scene.

-Da..skup..- prošaputa

Inspirisano stvarnim ličnostima i događajima, nastaviće se…

 

LA VIE EST CHERE

« Donne-moi 20 dinars. »

« J’ai rien, la vie est chère ! » répondit méchament une fille qui claqua la portière de sa coûteuse voiture. Elle laissa derrière elle une lourde odeur de parfum capiteux.

« Et bien, il est inapproprié par cette chaleur de 40°. » pensai-je, alors que le jeune homme qui l’accompagnait faillit me bousculer en passant. Froissée, je les suivis du regard.

Zora, cette fois-ci, sans son bagage pesant, avec seulement un petit sac à moitié plein, ricanait. Elle était là et regardait la voiture, dont le métal gris scintillait. Il avait l’air puissant, y’a pas à dire !

« C’est honteux. » murmurai-je et poursuivis mon chemin pressée.

Soudain, Zora se mit à chanter une vieille chanson.

La scème était déplaisante, elle essayait de gommer avec cette chanson ce qui s’était passé. C’était sa manière d’effacer et d’oublier.

« Va t’achetez de l’eau minérale et rafraichis-toi. » s’adressant à moi.

Zora chantait de plus en plus fort. Une vieille dame avec son chien s’approcha d’elle et lui donna quelque chose emballé dans de l’aluminium. Elle le prit et commença à le déballer.

Je m’en voulais cette fois-ci, qu’elle refusa d’accepter quoique ce soit de moi.

« La vie est chère ! » croassait Zora, « chère, chère ! »

Elle se balançait et croassait. Elle commença aussi à faire la gigue, plus vite et plus fort en répétant inlassablement la même rengaine.

Les passants se retournaient, certains s’arrêtaient.

Je me dépéchai pour m’éloigner de cette scène tragi-comique.

« Oui… Chère. » murmurai-je.

Inspiré de faits et personnages réels, à suivre…

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