M U D R A

Tišina se ukorenila.
Sve je imalo svoj red.
Svaki dan je bio isprogramiran.
Osećanja su bila opozvana i pod ključem.
Kako je dobro kad si mudar i surov, pomislila je. Mnogo sam naučila od njega.
Primetila je samo da s vremena na vreme razmišlja o njemu.
To nije mogla da opozove. Ipak, činilo se da sve ostalo teče savršeno.

“Da li si još uvek mudra?”
“Jesam.”
“Kako sve teče?”
“Savršeno.”
“Zaželeo sam se igre, ali niko ne zna tako lepo da se igra kao ti.”
“Ne prelazi granicu između svetova da mi ne poremetiš red. Valjda tu ima bar neko s kim se možeš igrati.”
“Pokušao sam. Nemaju dovoljno mašte, a i sve igre su mi dosadne. Stalno mislim kako nam je bilo zanimljivo.”
“Ali ja sam sada mudra.”

Nije više mogao da podnese tišinu i red.
Dosada ga je ubijala.
Izgubio je kontrolu nad osećanjima.
Pustio ih je da idu kuda žele…

 

RAISONNABLE

Le silence était pesant.
Tout était à sa place.
Chaque journée était programmée.
Les sentiments avaient reflué et étaient sous clés.
Qu’est ce qu’on est bien quand on est sage et dure, pensa-t-elle. J’ai beaucoup appris à ses côtés.
Mais elle remarqua, qu’avec le temps, elle pensait de plus en plus à lui.
Elle ne pouvait s’en empêcher. Pourtant, tout semblait aller parfaitement bien.

« Est-ce que tu es toujours raisonnable ? »
« Oui, je le suis. »
« Et comment cela se passe ? »
« Magnifiquement. »
« M’amuser me manque, et personne ne sait s’amuser comme toi. »
« Ne traverse pas la frontière entre les mondes pour ne pas me perturber. Il y a surement quelqu’un avec qui tu peux te divertir. »
« J’ai essayé, elles n’ont pas assez d’imagination et tout est ennuyeux maintenant. Je pense à tous les moments passionnants que nous avions. »
« Mais, maintenant  je suis raisonnable ! »

Il ne supportait plus le silence et cette règle.
L’ennuie le tuait.
Il avait perdu le contrôle sur ses sentiments.
Il les avaient laissés vagabonder où ils voulaient…

O P O Z I V

“Znaš, to što smo ti i ja iz dva potpuno različita sveta, onaj osećaj ne zna za to.”
“Osećaj ne zna, ali moj razum mu neće dozvoliti da pređe granicu između svetova. Može da bludi tu i tamo, i to je sve.”
“Misliš da tvoj razum ima toliku vlast nad srcem?”
“Naravno. Ja sam oduvek surov i upravljam i svojim i tuđim osećanjima.”
“Kako da ti onda osećanja blude tu i tamo ka meni ako imaš apsolutnu moć?”

Za trenutak se zamislio, delovao je kao da nema odgovor, ali se brzo pribrao.

“U ovom životu imam apsolutnu vlast. S godinama sam malo smekšao, pa popustim. Posmatram radoznalo šta će biti. Igram se.”
“Igraš se osećanjima drugih? Zar to nije surovo?”
“Ja i jesam surov. Rekao sam ti.”

Sad se ona zamislila. Nešto se tu nije uklapalo. Sigurno je u pravu. Trebala bi i ona da uključi razum i postavi emocije na svoje mesto. Zašto rizikovati i još uz to možda ispasti budala. Treba učiti od surovih. Oni ne stavljaju sebe u položaj mogućeg gubitnika. Sve proračunaju i igraju na sigurno. Na pobedu.

“Lepo je što si mi to ispričao. Opozvala sam svoja osećanja. Neće ti više biti dostupna. Želim da budem kao ti. Mudra.”

Sad je on ćutao i gledao je čudno. Za trenutak, ali samo za delić trenutka primetila je da mu je krivo, ili je možda umislila?

“Pametno. Vidiš da je moguće biti mudar kada se odluči.”

Svako je otišao na svoju stranu. Nije se više osećala ona uzbudljiva napetost iščekivanja. Neka čudna tišina i praznina prostrla se izmešu njih. Tako je valjda kad si mudar.

Tiho.

 

LE REFLUX

« tu sais, le fait que nous soyons toi et moi de deux mondes différents, les sentiments ne font pas cette différence. »
« Les sentiments ne le savent pas, mais ma raison ne permettra pas qu’ils passent la frontière entre les mondes. Ils peuvent butiner ça et là, mais c’est tout »
« Penses-tu que ta raison a un tel pouvoir sur le cœur ? »
« Evidemment. Je suis depuis toujours dur et je gouverne mes sentiments et ceux des autres ? »
« Comment se fait-il que tes sentiments vont çà et là et reviennent vers moi puisque tu as les pleins pouvoirs ? »

Il songea un instant, comme s’il ne savait pas quoi répondre, et se ressaisit.

« Dans cette vie, j’ai le pouvoir absolu. Avec l’âge, je me suis adouci, et je cède. J’observe avec curiosité ce qui va se passer… Je m’amuse… »
« Tu t’amuses avec les sentiments des autres ? Mais c’est cruel, non ? »
« Mais je suis cruel. Je te l’ai dit. »

Elle était plongée dans ses pensées. Quelque chose n’allait pas. Il avait surement raison. Il faudrait qu’elle aussi enclenche sa raison et qu’elle ramène ses émotions à leurs places. Pourquoi risquer encore et de nouveau être tournée en ridicule. Il faut apprendre de ceux qui sont durs. Ils ne se positionnent pas comme des perdants. Ils calculent et jouent la sécurité. La victoire.

« tu as bien fait de m’avoir raconté tout cela. J’ai refoulé mes sentiments. Ils ne sont plus disponibles. Je souhaite être comme toi. Sage et raisonnable. »

Maintenant, il se taisait et la regardait bizarement. Sur le moment, une infime seconde, il se sentait coupable, ou l’avait-elle imaginé ?

« Malin !… Tu vois, on peut être sage quand on le décide. »

Ils se séparèrent, chacun de son côté. Cette tension excitante de l’attente s’était évaporée. Le silence et le vide s étaient étrangement installés entre eux. C’est sans doute comme ça quand on est raisonnable.

M R A K

Mrkli mrak.
Samo je usamljena ulična svetiljka bacala belu svetlost u krug.
Njih dvoje su stajali pored i nešto razgovarali. Muškarac je bio u senci. Žena je gestikulirala i s vremena na vreme mu se unosila u lice.
Stekla je utisak da se raspravljaju. Pogledala je na sat. Poranila je deset minuta. Bilo je hladno. Pokušala je da se zagreje cupkajući u mestu.
“Kurvo!” Proderao se muškarac. Žena je pala i počela naglas da plače.
Ruka joj je mahinalno krenula ka telefonu. Prišla je ne razmišljajući o posledicama.

Žena je bila sama. Klečala je na hladnom betonu i jecala. Rukom se držala za obraz.
“Da li ste dobro?” Pitala je. “Gde stanujete? Da pozovem taksi? Da li vam je potreban lekar?”
Odrečno je odmahnula glavom ne mogavši od jecanja da progovori.
Ipak će pozvati taksi, pomislila je. Pogledala je na sat. Prošlo je tek pet minuta. Njega još nije bilo. Pokušala je da uteši ženu. Da je podigne sa hladnog betona.
“Gde stanujete?” Pitala je ponovo. Žena je promrmljala kroz suze.
U tome je stigao taksi. Rekla je ulicu i dala novac.
“Možete li sami?” Žena je zahvalno klimnula.

U tome je stigao i on.
“Da li me dugo čekaš?” Pitao je.
“Ne dugo” Nasmešila mu se.
“Nadam se da se nisi dosađivala.”
“Nikako.”
Zagledala mu se u oči.
Bile su mile i tople.

 

LA NUIT

Nuit noire.
Seule la lumière blanche du lampadaire éclairait les alentours
Elle et lui discutaient près du lampadaire. L’homme était dans l’ombre. La femme gesticulait et le provoquait.
J’avais le sentiment qu’ils se querellaient.Je regardai ma montre.
J’étais arrivée dix minutes plus tôt. Il faisait froid. J’essayais de me réchauffer en sautillant sur place.
« Putain ! » cria l’homme. La femme tomba et commença à pleurer bruyamment.

Ma main chercha le téléphone. Je m’approchai sans penser aux conséquences.
La femme était seule. Elle était agenouillée sur le béton froid et sanglotait. Elle tenait sa joue endolorie.
« vous allez bien ? » demandai-je.
« Où habitez-vous ? voulez-vous que j’appelle un taxi ? un médecin ? »

Elle secoua la tête sans pouvoir parler à cause de ses sanglots.
J’appellerai quand même un taxi pensai-je. Je regardai ma montre.
Cinq minutes s’étaient écoulées. Il n’était pas arrivé. Je tentais de consoler la femme, de la relever du béton froid.
« où habitez-vous ? » lui demandai-je à nouveau. Elle murmura à travers ses larmes.

Le taxi arriva. Elle donna le nom de la rue et paya.
« vous pouvez partir seule ? » La femme reconnaissante me répondit d’un signe de tête.

Enfin, il était là.
« Tu m’attends depuis longtemps ? » me demanda-t-il.
« Non pas trop. » dis-je en lui souriant.
« J’espère que tu ne t’es pas ennuyée. »
« Pas du tout !»

Je plongeais mes yeux dans les siens.
Ils étaient doux et pleins d’amour.

I S K R A

Kada ste se zadnji put igrali, da li se sećate?
Ne računam vreme dok ste bili mali, to se podrazumeva.
Mislim sada kada ste postali odrasli, zreli ljudi.
Koliko je igra važna za svakog čoveka do god njegov život traje možda nismo dovoljno svesni. Uvrstiti je u svakodnevni životni ritam, bez izgovora da nemamo vremena. Ko je u tome uspeo osetio je da život može da bude zanimljiv i lep i kada to nije. Mogućnosti su neograničene. Sami ili sa još nekim, zavisi od nas i okolnosti. Uglavnom ono osnovno što je potrebno je mašta.

Mi ne možemo zaustaviti vreme, ali možemo kroz igru zadržati mlad duh do kraja ovozemaljskog života.
Onu dečiju iskru u nama koja će nas nositi i kada nas život zasipa tamnijim bojama, da sve gledamo sa svetlije strane.
Godine čine da starimo.
Telo neminovno propada.
Ljudi postaju mračni, često bezobrazni i zli.
Možda je taj pojačan bezobrazluk sa godinama, samo očajan poziv u pomoć i privlačenje pažnje koja opada, ali na destruktivan, pogrešan način.
Zato ne smemo izgubiti igru.
Ona će nas držati zauvek mladim i vedrim.

“Igra vredi zbog sadržaja koji ti uneseš, a ne zbog lepo pakovanih igračaka.” Umberto Eko

 

ETINCELLE

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous vous êtes amusés ?
Evidemment, sans compter les jeux de votre enfance.
C’est-à-dire, maintenant alors que vous êtes des individus adultes et matures.
Nous ne sommes pas forcément conscients de l’importance de s’amuser tout au long de la vie, d’inclure le jeu dans notre vie quotidienne sans dire que nous n’avons pas le temps.
Celui qui a réussi, a ressenti que la vie pouvait être intéressante et belle même lorsqu’elle est difficile. Les possibilités sont infinies. Seul ou avec quelqu’un, tout dépend de nous et des occasions qui se présentent. En fait, l’imagination est fondamentale pour cela.

On ne peut pas arrêter le temps, mais on peut à travers l’amusement garder une âme d’enfant jusqu’à la fin de notre vie sur cette terre.
Cette étincelle enfantine qui nous porte même lorsque la vie nous éclabousse de couleurs plus sombres. Elle nous permet de voir les choses sous un angle plus lumineux.
L’âge fait que nous vieillissons.
Le corps inévitablement se dégrade.
Les individus deviennent sombres, souvent grossiers et mauvais.
Peut-être que cette méchanceté qui augmente avec l’âge, est seulement un appel au secours désespéré pour attirer l’attention perdue, par un moyen destructreur par lequel on fait fausse route.
Nous ne devons pas perdre la partie.
L’amusement nous gardera toujours jeune et alerte.

« Le jeu a de la valeur par son contenu, et non par le bel emballage cadeau » Umberto Eco

Plastika i puder

Kad pišemo o ljubavi odmah su tu zluradi komentari o patetičnosti.
Utonuli u agresiju i jezik mržnje, ljubav posmatramo kao apstraktni pojam o kome smo čitali u bajkama i gledali na filmu.
Pisati o ljubavi nije popularno.
Nije iz razloga što ljudi više ne veruju u nju, osim ponekih mohikanaca.
Draže im je da diskutuju kako stres izaziva ludilo i rak. Bolje se prima ta tema.
U svetu u kome se sve komercijalizovalo, zašto bi teme bile izuzete.
Pisati o krvi, seksu i politici.
Otkrivati čitaocima toplu vodu kroz nasilje, suze i znoj.
Umro je rokenrol. Zašto ne bi i ljubavne teme.
Plastika je zamenila ljubav.
Krpe, plastika i puder. I novac naravno.
Povlađivanje negativnim trendovima, bez želje da se pokuša obrnut proces koji bi vodio ka ozdravljenju.
Sreća je da ima onih koji pokušavaju.
Možda još neko pokuša negde u nečemu, pa još neko.
Možda više nasilje i strah, rak i krv, ne budu popularni.
Možda pobedi ljubav i ljubavne teme.

 

LA PLASTIQUE ET LES ARTIFICES

Quand on écrit au sujet de l’amour, les commentaires malveillants fusent sur le pathétisme.
Noyés dans notre agresssivité et notre mépris, nous observons l’amour comme un sujet abstrait que nous avons lu dans les contes de fées et regardé dans les films.
Ecrire sur l’amour n’est pas populaire.
Ce n’est pas parce que nous n’y croyons plus, à part quelques mohicans…
Nous préférons discuter du stress qui provoque la folie ou le cancer. Cette thématique est plus abordable.
Dans un monde où tout est devenu commercial, pourquoi certains thèmes devraient être des exceptions.
Ecrire sur la violence, le sexe, la politique…
Sortir les mouchoirs des lecteurs à travers la violence, les larmes, et la sueur.
Rock and roll is dead ! Et pourquoi pas les histoires d’amours aussi !
Le paraître a supplanté l’amour.
Les chiffons, la plastique, les artifices. Et l’argent naturellement.
Les fausses valeurs prédominent sans volonté d’inverser le processus menant à la guérison.
Heureusement, qu’il y a des personnes qui essaient.
Peut-être que quelqu’un tente quelque chose quelque part, et encore un autre…
Peut-être que la violence, la peur, le cancer, le sang ne seront plus populaires.
Peut-être que l’amour universel et les thèmes sur l’amour vaincront.

S J A J

Danas hoću da ti napišem nešto ljubavno.
Pesmu jednu naivnu i prostu.

Kad oči otvoriš divne i snene
da te kraj uzglavlja čeka
pesma moja
pesma neka.

Ludo je dete ta žena zrela što mene voli toliko baš!
Možda ćeš reći u sebi tad.

Oči će ti zasijati
ko blistavo srebro reke na mesečini.
Usne nasmejati
ko talas okeana kad na hridi padne.

Poklon je moj
osmeh i sjaj u tvome oku
zbog pesme ove
naivne i proste.

 

LUEUR

Aujourd’hui, je veux t’écrire un mot d’amour.
Un poème naif et simple.

Quand tu ouvriras tes yeux magnifiques et rêveurs
T’attendra sur le chevet
Mon poème
Un poème.

Folle enfant, que cette femme mûre qui m’aime autant !
Tu prononceras peut-être ces mots, à cet instant.

Tes yeux s’illumineront
Comme un rivière argentée au clair de lune.
Ta bouche sourira
Comme la vague de l’océan qui recouvre le rocher.

C’est mon cadeau
Ton sourire et la lueur dans tes yeux
A cause de ce poème
Naif et simple.

 

Šta je to?

“Zlim postupanjem ne pomažeš samo zlom čoveku kome služiš, već i sebi skraćuješ put do pakla.”
Bilo joj je na vrh jezika, ali zadržala je reči. Nema svrhe. Teleća glava, priglupe, zle devojke i onako ne bi shvatila. Ona je samo izvršavala ono što bi joj više zlo naložilo i ništa više. Uživala je u toj ulozi zbog svoje podlosti, vidi se, ali da je nešto mogla sama da smisli, teško.

Zanimljivo je sve to posmatrati iz šire perspektive.
Zrno po zrno zla, svuda, na svakom koraku, i onda se pitamo otkuda odjednom niz tolikog nasilja, pljački, ubistava…
Nije odjednom.
To se dalo očekivati.
To je posledica zlog postupanja.

Kad se nešto razvija i raste, logično je i da sazri.
Da prsne kao zreli čir pun gnoja po nama svima koji posmatramo bujanje tog zla.
Neki od nas samo posmatraju, neki aktivno učestvuju da ono buja i raste, a neki žmure praveći se da ne postoji.
Onda gnoj zla oduzme život nekome i mi se svi pitamo: “Šta je to?”

 

QU’EST-CE QUI SE PASSE ?

« par tes actes indignes tu ne sers pas seulement la personne méchante qui t’utilises, tu raccourcis également ta route vers l’enfer. »

Les mots étaient sur le bout de sa langue, mais elle ravala ses paroles. C’était inutile.Pauvre fille, inutile, misérable, de toute façon elle ne comprendrait pas. Elle faisait seulement ce qui attisait encore plus sa méchanceté et rien de plus. Elle se complaisait dans ce rôle à cause de sa bassesse, cela se voyait, malgré qu’elle ne pouvait rien concevoir toute seule, ou difficilement.

Observer tout cela d’une perspective plus large était intéressant.

La méchanceté s’égrenne, partout, à chaque pas, et après on se demande pourquoi tant de violence, de vols, de meurtres…

Ce n’est pas arrivé d’un seul coup !
On devait s’y attendre.
C’est la conséquence d’actes malveillants.

Lorsque quelque choses se développe et grandit, il est logique qu’il murisse aussi.
Qu’il éclate comme une plaie remplie de pus sur nous tous qui regardons cette prolifération de vilénie.

Certains observent uniquement, d’autres participent à ce déluge, d’autres encore se voilent la face.

Alors, ce pus répugnant prend la vie de quelqu’un et nous nous posons cette question : « Mais qu’est ce qui se passe ?!»

T R N

Ništa više ne bode oči nečasnim ljudima od čoveka plemenitog duha.

Kao trn u oku, kao so na rani, kao kamen u cipeli, on smeta.

Daveći se u blatu u kome su ogrezli, nečasni ljudi čine sve da plemenitu, čistu dušu bar poprskaju njime, a po mogućstvu i uvuku u sopstveni mulj.

Nemoralni ljudi, kao lako upotrebljivi neohodni su za ostvarivanje nečasnih ciljeva.

Sokrat je mislio da ih to ne čini srećnim.

Kada čovek čini stvari za koje duboko u sebi zna da nisu ispravne ne može biti srećan. A samo nesrećan čovek čini zlo drugome.

L’EPINE

Un homme à l’âme noble pique les yeux des personnes sans honneur.

Comme une épine dans l’œil, comme du sel sur une blessure, comme un caillou dans une chaussure, cet homme dérange.

S’embourbant dans la boue dans laquelle ils se noient, les personnes sans honneur font tout pour éclabousser l’âme noble, et en fonction de leurs moyens, les attirer dans leur propre fange.

Les personnes immorales, facilement utilisables, sont nécessaires pour atteindre leurs buts honteux..

Socrate pensait que cela les rendait heureux.

Celui qui agit mal alors qu’il sait au fond de lui que cela est injuste, ne peut être heureux. Et seule une personne malheureuse fait du mal aux autres.

 

T I H A

Zevsova kći po imenu Tiha imala je moć da odlučuje o sudbinama ljudi.
Iz svog roga obilja zasipala ih je kako je htela, dok je neke lišavala svega. Neodgovorna i razigrana volela je igre loptom, pa je tako povećavala nesigurnost sreće.

Koliko smo puta učinili sve što se moglo, ali ipak je falilo ono “nešto” što nije zavisilo od nas?
Koliko smo puta čuli ili izgovorili: “Nemam sreće.” ili “Ne mogu da opišem koliko sam srećan!”
Svaki čovek teži sreći. Teško je objasniti šta je ona u stvari, jer je za svakog drugačija.

Pusti me da u tvojim usnama
I u pesku budem srećan,
Srećan što dišem i što ti dišeš,
Srećan što dodirujem tvoje koleno
I tad mi se čini da sam dotak’o
Azurnu kožu neba i njenu svežinu.

Danas me pustite samog da budem srećan,
Sa svima ili bez ikog,
Srećan sa pašom i peskom,
Srećan sa vazduhom i zemljom,
Srećan sa tobom,
Sa tvojim usnama srećan

Pablo Neruda

T Y C H E

La fille de Zeus prénommée Tyché, avait le pouvoir de décider du destin des hommes. De sa corne d’abondance, elle déversait sur les uns bonne fortune tandis qu’elle privait les autres de tout. Irresponsable et espiègle, elle aimait les jeux de balles, leur rebondissement symbolisant l’incertitude, l’insécurité.

Combien de fois avons-nous tout tenté, mais il manquait toujours le quelque chose qui ne dépendait pas de nous ? Combien de fois avons-nous entendu ou dit ; « Je n’ai pas de chance » ou « Je ne peux décrire à quel point je suis heureux ». Tout homme tend vers le bonheur. Il est difficile d’expliquer ce qu’il représente, car il est différent pour chacun d’entre nous.

Laisse moi être heureux sur ta bouche,
Et sur le sable,
Etre heureux seulement parce que je respire et que tu respires,
Etre heureux parce que je touche tes genoux
Comme si je touchais
la peau azur du ciel
Et sa fraîcheur.

Aujourd’hui, laissez moi seulement être heureux,
Avec tous ou sans personne.
Etre heureux dans l’herbe et le sable,
Etre heureux dans l’air et la terre,
Etre heureux avec toi,
Avec ta bouche,
Heureux.

 

KALEIDOSCOPE

Kroz vitraž u Notre Dame
prolazi svetlost
i u svojoj kaleidoskopskoj igri
hipnotiše
i vraća misli
ka tebi
čiji obris za tren
ta svetlost stvara
tražeći da uporno gledam
do tvog novog obrisa u njoj.

Igra boja
beskonačnog broja nijansi
iznova oblikuje tvoju senku
i kroz kaleidoskopsku čaroliju
ona se meša sa mojom.

Na trenutak zraci gube oštrinu
i boje postaju tamnije.

Čekam da se razigraju
kroz šarena stakla
i opet izazovu ushićenje
neograničenim spektrom
boja i oblika
poput tvoje duše.

KALEIDOSCOPE

A travers les vitraux de Notre Dame
La lumière transparaît,
Et dans son jeu kaleidoscopique
Hypnotise
Et ramène mes pensées
Vers toi
Silhouette éphémère créée
Par cette illumination,
M’obligeant à regarder intensément ses contours.

Le jeu des lumières,
Nuances infinies,
Façonne à nouveau ton ombre.
A travers la magie du kaléidoscope
Elle se mêle à la mienne.

Par moment le rayonnement perd de son intensité
Et les couleurs deviennent plus sombres.

J’attends qu’elles se remettent en mouvement
A travers les vitraux colorés,
Provoquant les frissons du spectre infini,
Silhouette et lumière de ton âme.