B U R E K

U Pošti je kao i uvek bila gužva, toplo i zagušljivo.
Odlučila je da čeka. Red je sporo odmicao. Od toliko šaltera, radila su dva.
Biće duplo brže nego kad radi jedan, tešila se.

Dok je tražila telefon da malo surfuje po netu i prekrati vreme, osetila je da je neko vuče za jaknu. Okrenula se, ali nije videla nikog. Svi su čekali nezainteresovano.
Možda je šala, pomislila je.
Red, kao i da se nije micao. Počela je da surfuje. Ponovi se opet.
Tek tada je spazila to musavo ciganče. Nikad u životu nije videla lepše. Minijaturno, krupnih očiju i prelepog osmeha. Kao lutka.
“Daj mi da kupim burek.”
“Evo, ali kupi burek. Ne daj nikom novac.”
Obuzela je tuga. Ovo dete je bilo nekako drugačije.
Bistrog, pametnog pogleda. Možda bi u normalnim uslovima postalo neko. Da li će kupiti burek, ili će morati da preda novac?
Skoro da je stigla na red, kad se ponovi isto. Opet je neko vukao za jaknu.
Šta je sad?

Osmeh, kao da je obasjalo sunce, i ispružena mala ruka koja pokazuje tek kupljen burek.
U tom trenutku je želela da ga uzme, odnese kući, okupa, presvuče, nahrani, zadrži…
Život je tako nepravedan i komplikovan…

 

BUREK

Comme d’habitude, il y avait foule à la poste et il faisait chaud.
Elle décida d’attendre. La queue diminuait doucement. Sur l’ensemble des guichets, seuls deux étaient ouverts.
Elle se consolait en se disant que cela ira plus vite avec deux guichets ouverts au lieu d’un.

En s’armant de patience, elle chercha son téléphone pour surfer un peu sur le net. Elle sentit qu’on la tirait pas la veste. Elle se retourna et ne vit personne. Tout le monde attendait dans l’indifférence générale.
Une blague pensa-t-elle.
La queue ne bougeait pas. Elle commença à surfer sur son portable. On lui tira à nouveau la veste.
À ce moment-là, elle vit cet enfant tsigane, au visage tout sale. Elle n’en avait pas vu de plus beau. Petit, aux grands yeux avec un très beau sourire. Un vrai poupon.
« Donne-moi de quoi acheter un burek ! »
« Tiens, mais achète bien un burek et ne donne à personne l’argent. »
La tristesse l’enveloppa. Cet enfant avait l’air d’être différent.
Il avait le regard intelligent et limpide. Peut-être qu’il serait devenu quelqu’un dans d’autres circonstances. Achètera-t-il le burek ou devra-t-il donner l’argent ?
Son tour arrivait enfin, quand on tira à nouveau sa veste.
Quoi encore ?
Un sourire, comme si le soleil rayonnait et une petite main qui tendait un burek fraichement acheté.
A cet instant, elle voulut le prendre, le ramener à la maison, le baigner, le changer, le nourrir et le garder…
La vie est si injuste et compliquée…

 

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