S R E B R O

Stajao je naslonjen na ogradu broda, zagledan u srebrni sjaj reke koji ga je hipnotisao.
Udisao je duboko svež miris vode pomešan sa borovinom.
Šum talasa mu je sabirao misli.
Otplovio je daleko.
Setio se tih toplih očiju. Lepih usana, osmeha.
Bio je suviše tvrdoglav da popusti. Pustio ju je da ode, i nije mogao da prežali.
Izgubljeno vreme koje se ne može nadoknaditi.
Razmišljao je da je pozove.
Plašio se reakcije. Poraza. Odbijanja.
Bio je kukavica.
Zašto je postao kukavica?
Pitao se kada tačno, ali nije mogao da se seti.
Imala je moć da od njega napravi kralja i ludu. Kukavicu i heroja.
Imala je moć da je zauvek voli jako, iako je odavno bila daleko.
“Čemu? Najbolje bi bilo zaboraviti, i krenuti dalje.”
Krenuo je on dalje, samo je ona stalno bila s njim. Pratila ga je u stopu kao senka.
Nadgledala mu svaki pokret, svaku želju za novim početkom i rušila ih kao kule od karata i peska, sećanjem.
Svojim fizičkim neprisustvom jačala je prisustvo svoga duha.
Došlo mu je da vikne najjače što može: “Spasi me! Dođi.”
I za to nije imao snage.
Prezirao je sebe.
Mrzeo je sebe i voleo nju.
Bio je izgubljen.

 

ARGENT

Il était penché sur le bastingage du bateau, le regard plongé dans la rivière étincelante qui l’hypnotisait.
Il respira profondément l’odeur fraiche de l’eau mélangée à l’odeur du pin.
L’écume des vagues rassemblait ses pensées.
Il flottait au loin.
Il se souvenait des yeux chaleureux. Des belles lèvres, du rire.
Il était trop têtu pour lâcher prise. Il l’avait laissée partir et il ne pouvait s’en remettre.
Le temps perdu qui ne peut être comblé.
Il pensait l’appeler.
Il avait peur de sa réaction. L’ennuie. Le rejet.
Il était lâche.
Pourquoi était-il devenu lâche ?
Il se demandait quand exactement mais ne s’en souvenait pas.
Elle avait le pouvoir de le rendre Roi ou fou. Couard ou héros.
Elle avait le pouvoir de se faire aimer pour toujours même si elle était depuis longtemps loin.
« Où cela mène-t-il ? Le mieux c’est d’oublier et d’aller de l’avant. »
Il allait de l’avant mais elle était toujours avec lui. Elle le suivait à chaque pas comme une ombre.
Elle contrôlait chaque mouvement, chaque désir pour un nouveau commencement et les détruisait comme les châteaux de cartes et de sable, par le souvenir.
Par son absence physique elle renforçait la présence de son âme.
Il lui arrivait de criait aussi fort qu’il le pouvait : « Sauve-moi ! Viens ! »
Et même pour cela, il n’avait plus de force.
Il se méprisait.
Il se détestait et l’aimait.
Il était perdu.

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