N A D A

Vlažan i topao pesak.
Bosa stopala ostavljaju trag.
Talasi igraju s penom razuzdano.
Okean šumi, silan i hladan, nerazumljivo.
Dina, za dinom.
Pogled ne nazire kraj.
Van vremenski, sunce sve boji zlatnom.
Pokušavaš da uhvatiš vetar.
Leptir ti sleće na dlan.
Bulke, iznikle iz peska tvrdoglavo.
Krvavo crvenom, opiru se zlatnoj.
Trčiš iz sve snage.
Zlatna se povlači.
Krvava lopta zaranja.
Gasi dan.
Rađa setu.
Trčiš jače.
Zvezde ti pokazuju put.
Jedna pada.
Ispunjava ti želju.
Talasi radosno poigravaju.
Preliva ih srebrni prah.
Nadire plima.
Napaja te nadom.

 

ESPOIR

Le sable humide et chaud.
Les pieds nus laissent leurs traces.
Les vagues indomptables jouent avec l’écume
L’océan murmure, puissant et froid, des mots insondables.
La dune et encore la dune.
Le regard à perte de vue.
Hors du temps, le soleil pare tout d’or.
Tu tentes d’attraper le vent.
Le papillon se pose sur ta paume.
Les coquelicots s’épanouissent avec entêtement hors du sable.
Rouge sang, elles résistent à l’or.
Tu cours de toutes tes forces.
L’or se retire
Le disque rougeoyant se voile.
Il éteint le jour.
Il éveille les souvenirs.
Tu cours plus vite.
Les étoiles te montrent le chemin.
Une tombe.
Et exauce ton vœu.
Les vagues jouent joyeusement.
La poussière d’argent les recouvre.
La marée monte.
Et te nourrit d’espoir.

 

C I LJ

Autobus se tresao.
S vremena na vreme čulo se pucanje poput petarde, valjda od auspuha. Tada bi svi poskočili. Neko čangrljanje periodično se pojačavalo, a onda je počela da se oseća nagorela guma. Vozač kao da vozi boing, samouveren, sa cigaretom dogorelom do filtera na usni pevuši narodnjak sa radija. Pomislih, sve dok ne veže oči biće dobro. Nastavila bih ja da čitam novine, ali imala sam utisak da se paljevina sve više oseća. Pokušala sam da otvorim prozor, samo ta mogućnost nije postojala. Putnici, čini se iz druge dimenzije, svako u svojim mislima.
Nešto snažno puče! Kao iz parne lokomotive zašišta i autobus stade. Tek tad, svi se malo uskomešaše. Par njih izađe sa vozačem napolje.
“Ne može dalje.” Saopšti nam jedan.
Kakav maler, pomislih. Šta sad? Nazad ne dolazi u obzir.
Nekoliko putnika se uputi napred, i ja krenuh za njima polako.
Koliko li još ima do odredišta nisam imala predstavu. To planinsko selo je bilo prilično zabačeno.
Pa zar na prvo javno predstavljanje svojih pesama da kasnim. A lepo su mi govorili, šta ćeš tamo, koga mogu tu da zanimaju tvoje pesme, ili bilo čije. Tvrdoglavo sam verovala da to nije tačno.
Priroda je bila netaknuta, vazduh divan.
Lepota.
Traktor sa prikolicom nas obiđe i stade. Svi se popeše. Pozvaše i mene. Dok smo malo proćaskali, u tome smo i stigli.
Sva sreća imam vremena. Ne kasnim.
Sala Doma kulture je bila poprilično puna. Služili su kuvano vino.
Bila je to nezaboravna premijera u svakom smislu.

 

DESTINATION

Le bus bringuebalait.
De temps en temps, on entendait des éclats comme des pétards, peut-être à cause du pot d’échappement. A chaque fois, on sursautait. Le tintamarre augmentait périodiquement, et soudain on sentit du pneu brûlé. Le chauffeur, tel un pilote de Boeing, sûr de lui, avec une cigarette consumée jusqu’au filtre à la bouche, chantonnait des chansons populaires entendues à la radio. Je pensais, tant qu’il ne se voile pas les yeux, tout ira bien. Je voulais poursuivre la lecture de mon journal, mais j’avais l’impression que l’odeur de brûlé était plus forte. J’essayais d’ouvrir la vitre, mais c’était impossible. Les voyageurs étaient dans une autre dimension, chacun dans sa rêverie.
Quelque chose de puissant explosa ! Comme le sifflement d’une locomotive à charbon et le bus s’arrêta net. Ce n’est qu’à cet instant que tout le monde s’agita. Certains passagers sortirent avec le chauffeur dehors.
« On ne va pas plus loin.» dit l’un d’entre eux.
Quel malheur, pensai-je. Que faire maintenant ? Revenir était impossible.
Des voyageurs partirent en avant et je les suivis lentement.
Quelle distance y avait-il jusqu’à destination je ne me le représentais pas. Ce village de montagne était relativement isolé.
J’allais être en retard à la toute première représentation de mes poèmes. Et pourtant, on m’avait bien dit, qu’est ce que tu vas faire là-bas, qui veux-tu intéresser avec tes poésies, ou celles des autres. Je croyais dure comme fer que ce n’était pas vrai.
La nature était intacte, l’air pur.
Une beauté.
Un tracteur avec sa remorque nous doubla et s’arrêta. Nous montâmes tous. Pendant que nous bavardions, nous arrivâmes à destination.
Quelle chance, j’avais du temps, je n’étais pas en retard !
La salle du centre culturel était quasiment remplie. On servait du vin chaud. C’était une première inoubliable, dans tous les sens du terme.