K I Š O B R A N

Bio je ubeđen da će mu doći.
Znao je koliko ga voli i na šta je sve spremna zarad njegove ljubavi.
Samouvereno je čekao…
Čekao.
Čekao…
Počeo je da se vrti.
Da gubi strpljenje.
Da se ljuti.
Da ga hvata bes.
Histerija.
Inat.
Na inatu se zaustavio.

Slušala je muziku.
S vremena na vreme bacala je pogled na sat.
Vreme je prolazilo.
Plej lista je obrnula krug.
Vreme se promenilo.
Počeo je pljusak.
Kapi su se slivale niz staklo.
Svaka je bila želja.
Nije mogla da nađe kišobran.
Nije mogao da nađe kišobran.

Posle par meseci sudarili su se na ulazu Café de Flore.
“Možda smo mi dva klovna sa nacrtanim usnama.”
“Možda smo previše egoisti, a manje romantični.”
“Ja sam stao kod ove rečenice:
“Dane i noći provodim pokušavajući da zaboravim Kler. To je posao s punim radnim vremenom. Ujutru kad se probudim, znam da ću se time baviti do večeri.”, izgovorio je u dahu.”
“Ja sam kupila kišobran.”

 

PARAPLUIE

Il était persuadé qu’elle viendrait à lui.
Il savait combien elle l’aimait et de quoi elle était capable par amour pour lui.
Il attendait, sûr de lui…
Attendait.
Attendait…
Il commençait à tourner en rond.
A perdre patience.
A se fâcher.
A devenir furieux.
L’hystérie.
L’entêtement.
Il s’arrêta sur l’entêtement.

Elle écoutait de la musique.
De temps en temps, elle jetait un coup d’œil à sa montre.
Le temps s’écoulait.
La playlist était finie.
La météo avait changé.
L’averse débuta.
Les gouttes glissaient sur les vitres.
Chacune d’elles était un vœu.
Elle n’arrivait pas à trouver son parapluie.
Il n’arrivait pas à trouver son parapluie

Quelques mois plus tard ils se téléscopèrent au Café de Flore.
« Peut-être que nous sommes deux clowns au visages fardés. »
« Peut-être que nous sommes trop égoistes et moins romantiques. »
« Ces mots m’ont interpelé :
« Je passe mes jours et mes nuits à tenter d’oublier Claire. C’est un travail à plein temps. Le matin, en me réveillant, je sais que telle sera ma seule occupation jusqu’au soir » dit-il dans un souffle.
« J’ai acheté un parapluie. » dit-elle.

Je l’aime à mourir

The Cafe Terrace on the Place du Forum, tog septembra 1888. godine u Arlu u Provansi, verujem da je izgledala isto kao te noći u maju 2015. Tako sam želela da bude.

Konobar nam je doneo konjak. Nazdravili smo. Naizgled blag skliznuo je lako niz grlo i zagrejao stomak. Osetila sam da mi obrazi gore. Aroma mu je ostala na nepcima. Ovo je nemoguće, ne, sigurno ću se probuditi uskoro…

– Kada sam ti rekao da ću te voditi na konjak u Arl, da li si mi verovala?

Poverovala bih ti i da je Zemlja ravna ploča kada me pogledaš tim tvojim očima. – pomislila sam.

– Jesam, na neki način, ako bi se ukazala prilika…- rekoh.

Nasmejali smo se.

Konjak je grejao. Zavrtelo mi se u glavi. Cabrel je pevao Volim je do smrti.

 

JE L’AIME A MOURIR

La Terrasse du café sur la Place du Forum, septembre 1888 à Arles, en Provence. Je suis sûre que c’était la même cette nuit de mai 2015. Je voulais que cela soit ainsi.

Un serveur nous avait apporté du cognac. Nous avions trinqué. Apparemment doux, il s’ était écoulé facilement dans la gorge et attisait l’estomac. Mes joues brûlaient. Son arôme marquait le palais. C’est impossible, non, je vais sûrement me réveiller bientôt…

« Quand je t’ai dis que je t’emmènerai boire un cognac à Arles, est-ce que tu me croyais  ? »

J’aurais cru que la terre était plate quand tu me regardes avec ces yeux-là, pensai-je.

« Oui je t’ai cru d’une certaine façon, si l’occasion se présentait… » dis-je.

On se mit à rire.

Le cognac nous réchauffait. La tête me tournait. Et Cabrel chantait « je l’aime à mourir. »