K I Š A

Najavili su kišu.
Zbili se mastilo plavi oblaci. Čini se da se trude da ne razočaraju očekivanja, ali stegle se kapi, kao suze kad ne daš da krenu. I vetrić pirka, po koja munja malo sevne, ali ništa.
I juče tako. I preključe. I kažu sutra će.
Kažu i da će voleti.
Kažu i da nikad ne bi.
Kažu i da bi uvek.
E, šta sve kažu, najavljuju, misle, što sami, što drugi za njih.
Ono što je sigurno je da ništa nije sigurno, pa ni kiša kad je najave.
Padne iznenada, kad hoće i koliko hoće. Volim takvu kišu.
Pljusne, makar i sunce sijalo. Niko je nije najavio, niko očekivao, i ostavi iza sebe dugu.
Imaju ti neki retki ljudi, dođu nenajavljeno, budu dokle hoće i ostave iza sebe radost.
Misle onako kako hoće i to i kažu. Ljute sve oko sebe jer nisu najavljeni.
Ne govore očekivano. Ne ostaju primereno.
Ponekad ako im se hoće oduvaju kao vetar pred onu najavljenu kišu sve oko sebe.
Rashlade usijane glave i odu. Ostave iza sebe ozon.
Lako se diše jedno vreme dok vazduh opet ne oteža.
Volim takve ljude.
Najavili su kišu.
Nisam se pripremila.
Kišobran sam izgubila.
Nov nisam kupila.
Kako ću nepripremljena?

 

LA PLUIE

Les prévisions étaient à la pluie.
Des nuages couleurs d’encre surgissaient.Ils donnaient l’impression de ne pas décevoir les attentes mais les gouttes de pluie ne voulaient pas tomber comme des larmes retenues. Un petit vent soufflottait, un éclair jaillissait deci-delà, mais rien.
Hier également et avant-hier. Demain sûrement.
On dit qu’il va aimer aussi.
On dit qu’il ne le pourra jamais.
On dit qu’il le pourra toujours.
Ah, tout ce qui se dit, s’annonce, se pense, pour soi ou pour autrui.
Ce qui est sûr c’est que rien n’est certain ni même la pluie annoncée.
Elle tombe brusquement, quand elle veut et tant qu’elle veut. J’aime cette pluie-là.
L’averse tombant même si le soleil brille. Personne ne l’avait prévue ni attendue, laissant derrière elle un arc-en-ciel.
Il y a peu de gens, qui viennent sans s’annoncer, restent tant qu’ils le veulent et laissent derrière eux de la joie.
Ils pensent ce qu’ils veulent et le disent haut et fort. Ils fâchent tout le monde autour d’eux car ils ne s’étaient pas annoncés.
Ils ne parlent pas de ce qu’on attend. Ils ne sont pas convenables.
Quelque fois quand ils le veulent, ils soufflent tout autour d’eux tel le vent avant la pluie.
ils rafraîchissent les têtes brulées et s’en vont. ils laissent derrière eux l’ozone.
On respire à nouveau un moment avant que l’air s’alourdisse de nouveau.
J’aime ces gens-là.
Les prévisions étaient à la pluie.
Je ne me suis pas préparée.
J’ai perdu mon parapluie.
Je n’ai pas acheté un neuf.
Comment vais-je faire si je ne suis pas préparée ?

P R A H

Stojiš na kiši i čekaš
korake
čuti ih nećeš
jer kiša pljušti.
Stojiš na vetru i čekaš
reči
čuti ih nećeš
jer lišće šušti.

Kreni
ne oklevaj
ponos zgazi.

Zbog očiju
koje ti dah seku
Zbog usana
koje te noću more
Zbog ruku
koje najlepše grle
Zbog muzike
koja te voli.

Kreni
ne oklevaj
ponos zgazi.
Prepreke slomi.
U prah ih smrvi…

 

POUSSIERE

Tu attends sous la pluie
Les pas,
Tu ne les entendras pas
Car il pleut à verse
Tu attends dans le vent
Les paroles,
Tu ne les entendras pas
Car les feuilles frémissent

Viens
N’hésite pas
Foule aux pieds ta fierté

Pour les yeux
Qui te coupent le souffle
Pour les lèvres
Qui la nuit te hantent
Pour les bras
Qui enlacent si bien
Pour la musique
Qui t’aime.

Viens
N’hésite pas
Foule aux pieds ta fierté
Brise les obstacles,
Et transforme-les en poussière.

 

D U G A

Nebo se otvorilo.
Kiša je pljusnula.
Nije bilo vremena da se skloni.
Mokra do gole kože trčala je ka nekom zaklonu.
Munje su izvodile svoj moćni ples.
Gromovi su se nadmetali koji će se silnije prolomiti.
Priroda je opet pokazala ko je glavni.
Samo da sačuva živu glavu.
Kako je iznenada počelo, tako je i stalo.
Oblaci su se razilazili.
Iza brda se pojavila duga.
Zastala je.
Sa nje se sve cedilo, ali to sad nije bilo važno.
Duga je bila hipnotišuća.
E, kada bi posle svake oluje sigurno dolazila.
Zazvonila je.
Otvorio je zabrinut, ljut.
“Videla sam dugu.”
Prevrnuo je očima.

 

ARC-EN-CIEL

Le ciel se déchira.
L’averse se mit à tomber.
Pas moyen de se mettre à l’abri.
Trempée jusqu’aux os, elle courut quelque part où s’abriter.
Les éclairs zébraient le ciel dans leurs ballets suprêmes.
Les coups de tonnerre s’enchainaient de plus en plus violemment.
La nature démontra une nouvelle fois qui était le maître.

Elle voulait juste se protéger.
La pluie s’arrêta brusquement comme elle était venue.
Les nuages se dissipèrent.
Derrière la colline apparut un arc-en-ciel.
Elle s’arrêta.
Elle dégoulinait de toute part, mais cela n’avait plus d’importance maintenant.
L’arc-en-ciel l’hypnotisait.
Ah, si après chaque tempête, il pouvait faire son apparition…

Elle sonna à la porte.
Il ouvrit, inquiet, irrité.
« J’ai vu un arc-en-ciel ! »
Il leva les yeux au ciel.

Doka

Ostala je zapanjena…

Da li je on zaista imao neke veze sa Zorom, ili je medaljon slučajno pronašla, i odlučila da joj ovaj nekadašnji gospodin bude čuvar.

– Doka. – reče – To je Doka.

Zaustila je da pita ko je on, ali ona munjevito uze medaljon, zatvori ga i stavi oko vrata. Okrenu se i nestade u kolibi.

Jasno joj je bilo da treba da krene. Za danas je dovoljno saznala i videla.

Grebanje suvog granja nije osećala. Pred očima joj je bila retuširana fotografija čoveka sa leptir mašnom. Ona ga je zvala Doka…

Jedna krupna kap pade joj na ruku. Pa još jedna… Pogledala je u nebo. Sunce je sijalo kroz bele vunaste oblake. Po koji sivi se približavao… Oseti svež vazduh.

– Izgleda da će kiša. – nasmejala se – Ne mora da javi.

 

Inspirisano stvarnim ličnostima i događajima, nastaviće se…

DOKA

Je suis restée stupéfaite…

Est-ce qu’il y avait vraiment un lien entre lui et Zora, ou avait-elle par hasard le médaillon et décidé que ce monsieur d’un autre temps serait son gardien.

« Doka. » Dit-elle « C’est Doka. »

J’ouvrais la bouche pour demander qui il était, mais elle prit le médaillon en faisant la moue, le referma et le remit autour du cou. Elle se retourna et disparut dans la cabane.

Il était clair que je devais m’en aller. J’avais appris et en avais vu suffisamment pour aujourd’hui.

Je ne sentais pas les ronces qui m’égratignaient. Je voyais sous mes yeux la photo retouchée d’un homme avec un nœud papillon. Elle l’appelait Doka…

Une grosse goutte de pluie tomba sur ma main. Puis une autre… Je regardais le ciel. Le soleil brillait à travers les nuages cotonneux et blancs. D’autres, gris s’approchaient… On sentait l’air frais.

Il va pleuvoir ! je souriais. Pas besoin de l’annoncer !

Inspiré de faits et personnages réels, à suivre…