D A N

Ispunjen dan.
Odlaziš, dolaziš.
Srećan si, smeješ se.
Setan si,
zbog dana neponovljivih.
Tužan si,
ne možeš da zaustaviš godine koje su zgazile.
Nadaš se čudima.
Odlaziš, dolaziš.
Veruješ u snove koji će se desiti.
Čekaš da dođe.
Ne želiš da ode.
Vičeš na nepravdu.
Mrzi te treći koga ne znaš.
Trpiš bol i ćutiš.
Stežeš u zagrljaj, i jak si.
Osećaš ljubav, i možeš sve.
Ispunjen dan.
Odlaziš, dolaziš.
Srećan si, smeješ se.
Živiš.

 

J O U R

Une journée accomplie.
Tu pars, tu reviens.
Tu es heureux, et tu ris.
Tu te souviens.
Des journées inoubliables.
Tu es triste.
Tu ne peux stopper les ans écoulés.
Tu espères des miracles.
Tu pars, tu reviens.
Tu crois en des rêves qui se réaliseront.
Tu attends qu’il vienne.
Tu ne souhaites pas qu’il parte.
Tu cris à l’injustice.
Un autre que tu ne connais pas de déteste.
Tu soutiens la douleur et tu te tais.
Tu enlaces, et tu es fort.
Tu sens l’amour et tu es capable de tout ?
Une journée accomplie.
Tu pars, tu reviens.
Tu es heureux et tu ris.
Tu vis.

 

Š U M A

Miris šume posle nevremena.
Svežina i lakoća vazduha koji se udiše.
Ptice počinju da pevaju.
Sporadično, a onda sve intenzivnije.
Zvuk se meša sa žuborom potoka.
Boje…Zelena.
Oblaci se razilaze. Nebu se vraća čisto plavetnilo.
Osećaj kada se udiše život.
Trenutak kada se počinje iz početka.
Kada je sve čisto i jasno.
Planina.
Obronci se prostrli okolo.
Na koju god stranu kreneš, ideš ka lepoti.
Ne vidim ga. Gde je?
Od blata i kiše mokar, pruža mi buket poljskog cveća.
Šaren i divan u rukama mi je. Mirišem ga…
Gledam ga preko buketa i vidim sve što mi treba.

“Zeleno, volim te, zeleno.
Zelen vetar, zelene grane.
Brod na moru
i konj u planini.”

 

LA FORET

Les senteurs de la forêt après la tempête,
La fraicheur et l’air léger qui se respire,
Les oiseaux entament leurs chants,
De manière sporadique puis plus intensément.
Leur son se mélange au murmure du ruisseau.
Les couleurs… verdoyantes.
Les nuages se dispersent. Le ciel recouvre son bleu azur.
Ce sentiment d’inspirer la vie.
L’instant de l’éternel recommencement.
Quand tout est clair et net.
La montagne.
Les pistes se sont répandues aux alentours.
Quel que soit le chemin emprunté, on se dirige vers la beauté.

Je ne le vois pas. Où est-il ?
Boueux et trempé par la pluie, il me tend un bouquet de fleurs des champs.
Plein de couleurs et beau, je le tiens dans mes bras. Je le respire…
Je l’observe à travers le bouquet et je vois tout ce dont j’ai besoin.

« Couleur verte, je t’aime.
Vent verdoyant, branche verdoyante.
Le bateau sillonnant la mer.
Et le cheval dans la montagne. »